Multirisque pro · Guide 2026

Multirisque professionnelle : protéger vos locaux, vos biens et votre activité

Incendie, dégât des eaux, vol, panne de matériel : la multirisque couvre ce qui vous appartient et ce qui vous fait vivre. Encore faut-il que les montants déclarés correspondent à la réalité.

📅 Mis à jour septembre 2026⏱ 10 min✅ Rédigé par un courtier

Ce que contient une multirisque

La multirisque professionnelle regroupe dans un seul contrat plusieurs garanties qui pourraient exister séparément. C’est sa force et sa faiblesse : pratique, mais on ne sait plus toujours ce qui est réellement couvert.

GarantieCe qu’elle couvreÀ vérifier
Dommages aux biensLocaux, mobilier, matériel, marchandisesLes montants déclarés doivent suivre l’évolution de votre stock et de vos équipements
Incendie et dégâts des eauxLe sinistre le plus fréquent et le plus coûteuxLes frais de déblaiement et de remise en état sont-ils inclus ?
Vol et vandalismeEffraction, détériorationDes exigences de protection sont souvent imposées : serrures, alarme, coffre
Bris de machinePanne accidentelle de votre outil de productionRarement incluse d’office, souvent en option
RC exploitationDommages causés aux tiers pendant l’activitéNe remplace pas la RC professionnelle
Perte d’exploitationCompense la baisse de chiffre d’affaires après sinistreLa garantie la plus importante, et la plus souvent absente

La perte d’exploitation, la garantie décisive

Un incendie détruit vos locaux. L’assurance rembourse les murs et le matériel. Mais pendant les six mois de remise en état, votre activité est à l’arrêt, alors que vos charges continuent : loyer, salaires, cotisations, échéances de crédit.

C’est exactement ce que couvre la perte d’exploitation. Elle compense la marge que vous n’avez pas pu réaliser et prend en charge vos frais fixes pendant la période d’indemnisation.

70 %
des entreprises sinistrées sans cette garantie ne s’en relèvent pas
6 à 24 mois
de période d’indemnisation selon le contrat
Charges fixes
maintenues pendant l’arrêt d’activité
⚠ Vérifiez la durée d’indemnisation

Une période de six mois paraît suffisante jusqu’au jour où il faut reconstruire. Entre l’expertise, les autorisations et les travaux, un an s’écoule facilement. Choisissez une durée cohérente avec le temps réel de redémarrage de votre activité.

La sous-assurance et la règle proportionnelle

C’est le piège technique le plus coûteux, et il ne se découvre qu’au moment du sinistre.

Vous déclarez la valeur de vos biens à la souscription. Si cette valeur est inférieure à la réalité au moment du sinistre, l’assureur applique la règle proportionnelle : il indemnise dans la même proportion que la sous-déclaration.

⚠ Un exemple qui parle

Vous avez déclaré 50 000 euros de matériel, mais vous en possédez en réalité 100 000. Un sinistre détruit pour 30 000 euros de biens. L’assureur ne vous verse que 15 000 euros, soit la moitié, puisque vous n’étiez assuré qu’à 50 %. Et cela vaut même si le sinistre est partiel.

La parade est simple : réévaluez vos déclarations chaque année, en particulier après un investissement, une hausse de stock ou un aménagement de locaux.

Selon votre situation : local, domicile, chantier

Vous avez un local commercial

Vérifiez qui assure quoi. Le propriétaire couvre généralement les murs, vous couvrez le contenu, les aménagements que vous avez financés et votre responsabilité locative. Le bail précise vos obligations, relisez-le.

Vous travaillez depuis votre domicile

Votre assurance habitation ne couvre pas l’activité professionnelle. Le matériel pro, le stock éventuel et la venue de clients chez vous nécessitent une extension ou un contrat dédié. Beaucoup d’indépendants l’ignorent et se croient couverts.

Vous intervenez sur des chantiers

Le matériel transporté ou laissé sur place demande une garantie spécifique. Le vol d’outillage dans un véhicule, très fréquent, est souvent exclu ou plafonné très bas.

Notre méthode

Nous partons de l’inventaire réel de vos biens et de votre organisation de travail, puis nous vérifions que les montants déclarés correspondent. C’est ce qui évite la mauvaise surprise de la règle proportionnelle.

Vos questions

La multirisque est-elle obligatoire ?

Non, sauf si votre bail commercial l’impose, ce qui est fréquent. En revanche, sans elle, un incendie ou un dégât des eaux reste entièrement à votre charge.

Couvre-t-elle mes erreurs professionnelles ?

Non. Elle inclut la RC exploitation, qui couvre les dommages causés pendant l’activité, mais pas la RC professionnelle, qui couvre les conséquences de vos prestations. Ce sont deux garanties distinctes.

Mon matériel informatique est-il couvert ?

Oui au titre des biens, mais souvent avec un plafond et parfois sans la panne, qui relève du bris de machine. Pour du matériel nomade, vérifiez la garantie hors des locaux.

Que faire après un sinistre ?

Déclarez dans les délais prévus, cinq jours ouvrés en général et deux jours pour un vol. Conservez tout, photographiez, ne jetez rien avant le passage de l’expert, et rassemblez vos factures d’achat.

Comment est calculée l’indemnisation ?

En valeur d’usage, avec vétusté déduite, ou en valeur à neuf selon le contrat. La différence est considérable sur du matériel de quelques années : vérifiez cette clause en priorité.

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Vérifions vos montants déclarés

Nous comparons la valeur réelle de vos biens avec ce qui figure à votre contrat, et vérifions votre garantie perte d’exploitation. Sans frais de courtage et sans engagement.

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Gironde

Multirisque pro : les risques propres à la Gironde

Trois risques ressortent localement. Le risque climatique d’abord, avec des épisodes de grêle et de tempête qui touchent régulièrement le département, et des inondations sur les zones proches de la Garonne et de la Dordogne.

Le risque incendie ensuite, particulièrement suivi depuis les grands feux de forêt qui ont marqué la Gironde. Les entreprises implantées en zone boisée, notamment vers le Bassin et les Landes girondines, doivent vérifier leurs conditions de garantie et les exigences de débroussaillement.

Le stock, angle mort des exploitations viticoles

Un chai contient parfois plusieurs millésimes, dont la valeur dépasse largement celle du bâtiment. La déclaration doit être réactualisée chaque année après la récolte, faute de quoi la règle proportionnelle s’applique sur des montants considérables.

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