Santé 2027

Ce que l’État transfère aux complémentaires en 2027, et pourquoi votre cotisation augmente

Quatre décrets publiés le 22 août 2026 font basculer environ 1,5 milliard d’euros de remboursements vers les complémentaires au 1er janvier 2027. La hausse que vous recevrez n’est pas un caprice d’assureur, elle vient d’une décision politique.

📅 Septembre 2026⏱ 7 min de lectureInsuneo, courtier à Bordeaux

Ce que prévoient les décrets du 21 août 2026

Quatre décrets, publiés au Journal officiel du 22 août 2026, organisent une baisse de la prise en charge par l’Assurance maladie sur quatre postes, applicable pour l’essentiel au 1er janvier 2027. Ce qui n’est plus remboursé par le régime obligatoire ne disparaît pas : cela passe aux complémentaires, via le ticket modérateur que couvrent les contrats responsables.

Les soins dentaires courants. La fourchette du ticket modérateur est relevée de 35-45 % à 50-60 %. Le gouvernement a annoncé un passage du remboursement de 60 % à 50 %, mais c’est l’Union nationale des caisses d’assurance maladie qui fixera le taux définitif dans cette fourchette. Au bas de la fourchette, la prise en charge tomberait à 40 %. La Mutualité Française chiffre ce seul poste à 510 millions d’euros.

Les médicaments à service médical rendu limité. Ceux à service modéré passeraient de 30 % à 15 %, ceux à service faible de 15 % à 5 %. Les médicaments jugés les plus efficaces, remboursés à 65 % ou 100 %, ne sont pas concernés.

Les dispositifs médicaux. Lunettes, prothèses et appareillages inscrits sur la liste des dispositifs suivent la même pente.

Les transports sanitaires. La prise en charge recule de 55 % à 50 % au 1er janvier 2027. Une disposition s’applique dès le 1er octobre 2026 et réserve les conditions actuelles aux patients en affection de longue durée.

Le volume global. Le gouvernement évoquait 1,4 milliard d’euros d’économies. La Mutualité Française chiffre le basculement vers les complémentaires à 1,5 milliard d’euros.

Ce qui ne bouge pas

Le panier 100 % santé reste intégralement pris en charge, en optique, dentaire et audiologie. Les rendez-vous annuels de prévention bucco-dentaire sont également maintenus sans reste à charge.

⚠ Et depuis le 1er octobre 2026

Le décret du 11 septembre 2026 a relevé deux plafonds annuels distincts : celui des franchises médicales et celui des participations forfaitaires, chacun passant de 50 à 70 euros. Un assuré qui atteint les deux supporte donc jusqu’à 140 euros par an, contre 100 auparavant. Les montants unitaires ne changent pas, ces sommes ne sont pas remboursables par la complémentaire, et les exonérations existantes sont préservées. Le gouvernement avait initialement envisagé un doublement à 200 euros, avant d’y renoncer.

Pourquoi vos cotisations suivent mécaniquement

Une complémentaire santé fonctionne simplement : elle encaisse des cotisations et rembourse des soins. Si la part qu’elle doit rembourser augmente sans que rien d’autre ne change, la cotisation suit. Ce n’est pas une marge supplémentaire, c’est une charge transférée.

À ce transfert s’ajoutent deux autres pressions. La fiscalité du secteur d’abord, avec une contribution exceptionnelle introduite pour 2026 dont la reconduction pour 2027 sera tranchée à l’automne dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Et l’évolution naturelle des dépenses de santé ensuite, qui progresse plus vite que l’inflation générale, sous l’effet du vieillissement, du prix des équipements et de l’innovation médicale.

Pour donner un ordre de grandeur, les cotisations ont progressé en moyenne de 4,3 % sur les contrats individuels et de 4,7 % sur les contrats collectifs en 2026 selon la Mutualité Française. Pour 2027, aucun taux moyen officiel n’est arrêté à ce jour, et il faut se méfier des chiffres qui circulent déjà.

Ce que cela signifie pour une entreprise

Votre budget mutuelle n’est plus une ligne stable qu’on reconduit. C’est devenu un poste en croissance structurelle, qui appelle un suivi annuel au même titre que vos autres charges.

Ce que nous faisons, concrètement

Notre métier est précisément d’absorber cette complexité à votre place. Vous n’avez pas à décoder un compte de résultat d’assureur ni à suivre les décrets : c’est notre travail quotidien.

Nous analysons votre hausse. Nous obtenons de l’assureur le détail de votre régime et nous distinguons ce qui relève du transfert réglementaire, ce qui vient de votre propre sinistralité, et ce qui relève d’une simple indexation commerciale.

Nous mettons le marché en concurrence. Plus de 40 assureurs interrogés sur un cahier des charges identique, ce qui est la seule façon d’obtenir une comparaison honnête. Les écarts entre compagnies sur un même risque restent importants, même dans un contexte de hausse générale.

Nous vérifions votre conformité. Garanties conformes à votre convention collective, acte fondateur à jour, catégories objectives, dispenses formalisées. Un régime mal construit coûte souvent plus cher qu’une hausse de cotisation, parce qu’il expose à une requalification et à la perte des exonérations sociales.

Nous nous occupons des démarches. Lettre de résiliation, coordination des dates, affiliations, information de vos salariés. Vous validez, nous exécutons.

Sans frais de courtage

Notre rémunération vient de l’assureur et est intégrée au tarif du contrat, le même que si vous souscriviez directement. L’analyse et la comparaison ne vous coûtent rien.

Le calendrier à retenir

Les avis d’échéance arrivent en septembre et octobre. Pour un contrat à échéance au 31 décembre, la résiliation doit partir avant le 31 octobre, avec un préavis généralement de deux mois.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 sera discuté à l’automne et précisera l’ampleur définitive de l’effort demandé au secteur. Autrement dit, les tarifs se construisent en ce moment même, dans l’incertitude.

C’est justement pour cela qu’il vaut mieux faire étudier son contrat maintenant plutôt qu’en décembre, quand le préavis sera passé et qu’il n’y aura plus d’alternative que d’accepter.

État des lieux gratuit · sans engagement

Envoyez-nous votre avis d’échéance, on s’occupe du reste

Nous vous disons d’où vient la hausse, si votre contrat reste conforme à votre convention, et ce que proposent les autres assureurs à garanties égales. Réponse sous 48 heures, sans frais de courtage.

📝 Demander mon état des lieux📞 06 35 70 25 67

À lire aussi : mutuelle collective · le calendrier de résiliation · prévoyance collective

Partager cet article

Vérifier mes contrats 06 35 70 25 67
Pas envie de remplir un formulaire ?Appelez-nous, on s’occupe de tout en quelques minutes.06 35 70 25 67
Obtenir mon devis📞 Appeler