Accidents domestiques : le risque dont l’entreprise subit aussi les conséquences
Chutes, brûlures, coupures, intoxications : les accidents de la vie courante font bien plus de victimes que les accidents du travail. Et ce sont vos équipes qui s’arrêtent.
Un risque largement sous-estimé
La logique est contre-intuitive : on protège beaucoup le salarié sur son poste, et pas du tout chez lui, alors que c’est là que surviennent la majorité des accidents.
Un accident du travail est indemnisé sans délai de carence et à un taux plus favorable. Un accident domestique relève de l’assurance maladie ordinaire, avec carence et indemnités plus faibles. À gravité égale, la perte de revenus est bien plus lourde.
Les accidents les plus fréquents
| Type | Circonstances typiques |
|---|---|
| Chutes | Escaliers, escabeau, sol glissant, travaux en hauteur improvisés |
| Coupures | Cuisine, bricolage, outils sans protection |
| Brûlures | Cuisine, barbecue, produits chimiques ménagers |
| Intoxications | Monoxyde de carbone, mélange de produits d’entretien |
| Bricolage et jardinage | Outils électroportatifs, tondeuses, tronçonneuses |
Le cas particulier du télétravail
C’est un point que beaucoup d’employeurs ignorent : un accident survenu pendant les heures de télétravail et sur le lieu convenu est présumé être un accident du travail.
La présomption peut être contestée, mais elle inverse la charge de la preuve. D’où l’intérêt de définir clairement, dans l’accord ou la charte, les plages horaires et le lieu de télétravail.
Fournir un équipement correct, siège et écran, et diffuser quelques recommandations simples sur l’installation du poste. Cela relève de votre obligation de sécurité, qui ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise.
La garantie accidents de la vie
La GAV couvre les accidents de la vie privée lorsqu’aucun tiers n’est responsable, donc quand personne d’autre ne peut indemniser. C’est exactement la situation d’une chute dans son escalier.
Elle indemnise les séquelles, la perte de revenus et l’aménagement du logement en cas de handicap. Deux paramètres comptent : le seuil de déclenchement, souvent 5 ou 10 % d’invalidité, et le plafond d’indemnisation.
La prévoyance couvre l’arrêt de travail et l’invalidité au sens de la Sécurité sociale. La GAV couvre le préjudice personnel qui n’est indemnisé par personne. Les deux se complètent sans se recouper.
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